Mémoires en héritage

Parfois, j’assiste à des conversations du genre « ah, j’ai des soucis de thyroïde mais bon, ma mère en avait, ma grand-mère aussi ! » ou bien « dans la famille, on est tous constipés ! »… Ce qui est sous-entendu, c’est qu’on ne peut rien faire « puisque c’est de famille ». A chaque fois que j’entends cela, je ressens un mélange de tristesse et de colère car on peut échapper à ce fatalisme et en même temps, je me dis « mais bon, sang, est-ce qu’on va expliquer un jour aux gens, le lien entre les maladies et leur histoire, notamment leur histoire familiale ?

Protection énergétique

Pendant longtemps, j’ai été une véritable éponge. J’absorbais les émotions des autres, leurs douleurs physiques, leurs souffrances psychiques.

J’ai mis du temps à m’en apercevoir. Je ne m’étais pas rendue compte que je portais et vivais des choses qui ne m’appartenaient pas.

Parce que l’hypersensible, en lien intime avec son environnement, peut tomber malade, tout comme un ami, un voisin ou une personne de sa famille. Il peut déprimer et pleurer parce qu’un proche est déprimé même s’il ne le sait pas officiellement ! Il pense juste qu’il est malade ou déprimé, lui, c’est tout.

Jusqu’au jour où il arrive à faire le lien avec les autres, avec ce qui leur arrive et se dit « c’est bizarre, j’ai ressenti (ou vécu) la même chose en même temps ! »




Lettre aux femmes

Dans mon activité, je rencontre un nombre hallucinant de femmes qui ont été abusées, touchées, violées, agressées. Certaines ne le savent pas car elles ont caché tout au fond d’elle même ce qui s’est passé, pour continuer à se lever le matin, pour continuer à rire et à jouer comme toutes les petites filles.




Accompagner les enfants hypersensibles, une évidence

Quand j’étais enfant puis ado, personne ne s’est jamais préoccupé de mon hypersensibilité. j’ai du gérer et m’adapter seule face aux stimuli incessants, aux émotions qui débordent, aux ressentis dont on ne sait pas quoi faire.

je me suis sentie tellement différente et anormale…que c’est tout naturellement qu’aujourd’hui, je reçois les enfants hypersensibles en consultation.

En arrivant au cabinet, ni eux ni leurs parents ne savent qu’ils sont hypersensibles, c’est souvent un soulagement quand ils entendent ces mots, les explications, les conseils.

Car tout comme moi, ces enfants se demandent s’ils ne sont pas fous. Les voilà alors rassurés de découvrir leur mode de fonctionnement, qui n’a rien d’une anomalie !




Est-ce qu’on est guidé aussi quand ça va mal ?

Pour faire suite au précédent article, je voulais apporter des précisions et donner quelques trucs pour pouvoir voir les signes et les conseils que nous recevons même quand ça va mal.

Parce qu’en général, dans ces moments là, on ne voit plus rien, on s’emmêle les pinceaux, on interprète de travers et en même temps, on a plus que jamais, besoin d’aide.