Je me sens mal, qu’est-ce que je peux faire ?????

deprimeEn ce moment, tous les jours, j’ai un appel ou un message d’une personne, amie ou patiente, qui ne se sent pas bien et qui me demande de l’aide ou des conseils.

Elles pleurent, dépriment, n’ont envie de rien et tombent même malades.

Au secours !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Plutôt que de répondre individuellement (parce que je ne vais pas m’en sortir !), je vais essayer de présenter des conseils basiques que nous devrions avoir tous en tête car ils sont simples et très efficaces.

Quand ça ne va pas, on cogite, on rumine, on a un petit vélo dans la tête prêt à faire des kilomètres qui nous épuisent et ne mènent nulle part ! Ça c’est clair.

Alors l’idée principale est d’arrêter le mental qui nous fait voir tout en noir et pour cela, il faut revenir à l’instant présent (le fameux !!) avec ces quelques outils :

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1 – revenir au corps

Le corps est dans l’instant présent.

Bien sûr, si vous repensez à une personne qui vous a fait du mal, votre corps ressent et exprime votre colère ou votre tristesse comme si on venait de vous faire du mal.

Mais si vous observez votre corps là maintenant, c’est différent et pour vraiment observer le corps, être dans l’instant et lâcher le mental, une des clés réside dans votre respiration.

Prolonger l’expiration

Quand on est mal, la respiration est courte, le diaphragme est bloqué ou ne participe plus. Cette situation contribue à nous maintenir dans le mal être.

Donc, on prolonge l’expiration, c’est à dire qu’on la fait durer un peu plus longtemps que d’habitude mais sans forcer.

On ralentit le rythme du souffle et on remet le diaphragme en route par cette expire qui se prolonge et qui entraîne une inspiration plus importante elle aussi

C’est magique

Quelques inspires et expires et vous n’êtes déjà plus la même

Cohérence cardiaque

J’ai déjà parler de cette méthode de respiration qui consiste à inspirer 5 secondes et à expirer sur 5 secondes, 5 minutes, 3 fois par jour. Vous trouverez ici les infos et la vidéo qui vont vous aider à suivre ce rythme.

Le fait de suivre cette méthode permet de prendre de la distance à long terme et ça marche aussi tout de suite.

observer le corps

Vous pouvez aussi porter votre attention au corps, par exemple les pieds. Sentez l’appui des pieds au sol, à l’avant du pied, à l’arrière, sur les côtés…

Amuser vous à tanguer, à changer la place du poids du corps

Sentez le contact des pieds au sol, est-ce qu’il est le même partout ? est-ce que c’est agréable, confortable, chaud, froid ?

Puis imaginer que votre expiration descend le long de vos jambes, jusque dans vos pieds puis s’enfonce dans la terre

Toujours plus profondément

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2 – accepter ses émotions

Dans notre société, les émotions sont réprimées. Dès l’enfance, on nous dit que la colère, c’est pas bien, quand on pleure, c’est pas beau, si on a peur, on est une mauviette, etc

Donc, une fois adulte, on fait semblant que tout va bien et on cache nos émotions y compris à nous mêmes.

Or, c’est tout l’inverse qu’il faut faire !!!!

Il n’y a aucune honte à être triste ou en colère, tout le monde l’est un jour et pas qu’une fois !

En tant que thérapeute, je retrouve des quantités d’émotions non exprimées stockées ici ou là, dans le foie, les intestins, l’estomac, etc

J’appelle ça « mettre la poussière sous le tapis » car c’est comme si après avoir balayé, on décidait de ranger la poussière sous un tapis. On ne la voit pas mais elle est toujours là. Ce n’est pas sans conséquence…

Laisser de la place à son émotion

Notre premier réflexe face à la colère, à la tristesse, ou à la peur c’est de réprimer, retenir, faire semblant

Ce qui vous fait ressembler à une cocotte minute

On ne sait pas si la pression va sortir ni quand

Et c’est très inconfortable

Sans compter que ce sont nos enfants, nos collègues, notre conjoint qui récoltent bien souvent les émotions qui ne leur sont pas destinées…

Alors, acceptez la présence de votre émotion,

Parlez lui

Dites lui que vous acceptez sa présence

Et que vous lui donnez toute la place dont elle a besoin

Et vous verrez, tout à coup, c’est plus confortable, plus lumineux

Si vous prenez l’habitude d’accueillir vos émotions,

Elles se manifesteront de moins en moins

De moins en moins fort

Vous constaterez juste que là, ah oui, ça vous met en colère ce qu’on vient de vous dire

et puis vous en rigolerez

Remerciez vos émotions

Ça peut paraître complètement idiot, je vous l’accorde

Quand on est malheureux et qu’on a envie de pleurer

Dire merci, bof

Mais quand vous aurez pratiqué ce que je conseille plus haut, c’est à dire l’accueil de vos émotions

Remercier vous paraîtra évident

Car les émotions disent des choses de vous

Et les observer au lieu de les contrôler

Vous font grandir

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3 – aller dehors

C’est une évidence mais on ne le fait pas. La tendance est plutôt de rester cloîtré.

Sauf que la nature va arrêter le petit vélo qui est dans votre tête, elle va stopper votre tristesse, votre honte, votre colère…

Et vous n’allez même pas vous en rendre compte.

Au début, vous allez avoir le cou rentré dans vos épaules et vous regarderez par terre.

Puis vous allez lever le nez par moments puis de plus en plus parce qu’il y a un beau nuage, un oiseau, une araignée bizarre, des couleurs incroyables, des odeurs…

Ah, vous avez vu ? c’est fini, vous respirez, vous êtes bien.

Marchez encore un peu ou aller voir un arbre, racontez lui vos malheurs, vos doutes, vos peurs et demandez lui de vous aider à vous libérez de tout cela.

Je vous parie que vous allez rentrer chez vous avec le sourire !

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Pour ne pas oublier, vous pouvez afficher ce petit résumé bien en vue chez vous resume-je-me-sens-mal